PARKINSON ET LES JEUNES

La plupart du temps, la maladie de Parkinson se manifeste aux alentours de 60 ans. Mais 5 à 10% des patients sont touchés par les premiers symptômes avant 40 ou 50 ans. On parle alors de maladie de Parkinson à début précoce. Dans de très rares cas, le trouble apparaît chez des adolescents et même des enfants. C’est ce qu’on appelle la maladie de Parkinson juvénile.

Lire la suite sur le site de mediPedia >

Témoignage d’une jeune park.

J’ai été diagnostiquée à 44 ans de la maladie de Parkinson en 2013, une maladie qui affecte le système nerveux central par la perte de neurones et qui touche principalement des personnes d’une soixantaine d’années. Se retrouver du jour au lendemain avec cette maladie dans laquelle nous ne nous identifions pas est difficile à assimiler.  Mes premiers symptômes ont vu le jour  en 2010, j’avais alors 41 ans, il a fallu 3 ans à mon médecin généraliste pour comprendre que tous ces dysfonctionnements n’étaient pas dus au stress, quelle perte de temps lorsque vous souffrez et que vous souhaitez que l’on vous pose un mot sur vos maux. Depuis cette annonce, j’ai vite compris que plus rien ne serait comme avant, que rien n’est jamais acquis dans la vie et que la maladie touche n’importe qui, n’importe quand, à n’importe quel moment. Me plaindre ? pourquoi faire ? cela changera quoi ? rien ! mais la lutte est permanente car je connais des fluctuations d’humeur, ceci est aussi en lien avec cette maladie vicieuse et impitoyable, elle n’a aucune pitié et si elle décide de prendre le dessus, elle le prend mais ce n’est pour autant que je baisse les bras malgré tout car je suis volontaire, tenace et je rebondis toujours, d’autant plus que je reste convaincue que le mental influe sur l’évolution de la maladie. Je n’aime pas être cataloguée de parkinsonienne même si je le suis, je n’aime pas ces étiquettes, je me vois avant tout comme une femme en pleine fleur de l’âge, citoyenne, qui contribue à la croissance économique de son pays et qui continue à avoir des projets, le futur est ce qu’il sera, je n’y suis encore pas, là et je n’ai pas avant envie d’anticiper les événements, même si je sais que la maladie de Parkinson est la 2ème maladie neurodégénérative après Alzheimer et je crois en l’avancée de la science et j’accorde toute ma confiance à tous ces chercheurs qui cherchent des traitements pour stopper et contrecarrer cette maladie douloureuse et évolutive dans le but de soulager la population concernée. Est ce que j’accepte la maladie ? bien sûr que non, qui peut accepter cette condition? personne ! Parkinson n’est pas mon ennemi mais pas mon ami non plus, la maladie fait désormais partie de mon quotidien et je compose, je vis et fais avec, tout simplement.

X